Forum test Soko

.
 

Partagez|

the lying game (Eden)

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas
AuteurMessage

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:49

"Eden, ma puce, ça fait au moins le dixième message que je te laisse. Je sais que tu as beaucoup de boulot, mais je pense que tu as besoin d'une pause, et je pensais qu'on aurait pu se retrouver pour le déjeuner. Alors si tu décolles de tes dossiers, rappelle moi. N'oublie pas ton petit homme à qui tu manques beaucoup. Je t'aime" Dit il avant de raccrocher en soupirant. Ciaràn détestait quand elle se plongeait dans ses dossiers, et elle le savait parfaitement. Elle rentrait assez tard depuis quelques jours et elle était réellement exténuée. C'était le début de son travail et on pouvait dire qu'elle avait pas mal de boulot. Seul chez lui, Ciaràn consultait les maisons à rénover, libre d'achat, au cas où il aurait un coup de coeur. Leu projet prenait doucement forme et cela lui plaisait. Cela faisait déjà quelques jours qu'ils discutaient de leur avenir, sur l'oreiller, après des ébats torrides. Le jeune homme sauvegardait chaque maison qui lui plaisait, avant de les imprimer. Ciaràn était occupé de se faire couler un café, lorsque son portable sonnait. Il s'attendait à avoir Eden au bout du fil, mais son portable affichait le numéro du poste de police. "Whitaker, j'écoute" Lâchait il en décrochant. Son chef se trouvait au bout du fil, mais contrairement à d'habitude, ils ne faisaient pas le point sur l'enquête. Ce qu'il avait à lui dire était bien plus horrible. Une prise d'otage ?! Ciaràn fronçait les sourcils. Le tribunal. Eden ... "Collins, Eden est dans le tribunal en ce moment même ..." Lâchait il avant d'attraper ses clés, prêt à partir au poste. "Que personne ne bouge sans moi. Eden est à l'intérieur. Je refuse qu'il lui arrive quoi que ce soit sans ma présence !" Lâchait il avant de raccrocher, descendant les escaliers uns à uns avant de courir vers la voiture. Il grimpait dedans à toute hâte, avant de rejoindre le poste de police, où il attrapait son arme de service, et son gilet par balle. Rapidement arrivé sur les lieux, Ciaràn rejoignit son chef. "C'est moi qui rentre. Personne d'autre. Ma copine est là dedans. Tu sais que je suis apte à gérer un homme armé ! " Lâchait il tandis que son chef, le poussait à l'écart des regards "Ciaràn, tu ne peux pas. Tu ne devrai déjà pas être ici. Tu risques de griller ta couverture !" Mais le jeune homme ne comptait pas s'arrêter là. Hors de question. "On a suffisament de preuves maintenant pour que je laisse ma couverture. Je me fiche bien de risquer ma peau. Collins, Eden est dedans. Si il lui arrive quelque chose, je ... Je veux le faire. S'il te pait. Fais moi confiance. Juste une fois" Lâchait il tandis que son chef soupirait, Capitulant. A vrai dire, il savait que Ciaràn ne changerait pas d'avis. Alors il n'avait d'autre choix que d'accepter. "Très bien. Tu enfiles ton gilet par balle, et tu gardes une arme sur toi. Sois prudent" Lâchait il. Sans plus attendre, Ciaràn attrapait une arme qu'il cachait sous son Jean, et son arme glissée à sa ceinture. Ciaràn saluait alors ses équipiers avant de rentrer. Il pénétrait dans le tribunal, arme au point, avant de marcher vers la salle où étaient maintenus les otages, dont Eden. Derrière a porte, Il frappait doucement dessus. " Monsieur Davenport. Police. Je vais rentrer dans la pièce. J'ai une arme, je vais la poser à terre, et rentrer les mains en l'air. J'ouvre la porte. " Dit il en posant son arme au sol dans la pièce. "Voilà. Je n'ai plus d'arme. Je vais rentrer maintenant, d'accord ?!" Lâchait il doucement. Ciaràn poussait alors doucement la porte du tribunal et entrait, apercevant bien rapidement Eden. "Je suis le lieutenant Whitaker. Monsieur Davenport, Il y'a une vingtaine de flic qui entourent le bâtiment. Il y'en a une dizaine sur les toits qui ont peut-être votre tête dans leur viseur, et ils n'hésiteront pas à tirer s'ils voient votre arme. Alors croyez moi. Baissez votre arme ... Doucement. Vous devez libérer les otages, un à un" Lâchait il, tandis que l'homme maintenait son arme levée, pointée vers Ciaràn "J'ai tout perdu ! Tout ! Mon ex m'a tout pris. Je ne peux même plus voir mes gosses ... ! Ce sont mes enfants ! J'ai toujours été un bon père ! Tout ça à cause de vous et de votre stupide jugement !" Lâchait-il en hurlant, en colère et en larmes. "Vous n'arrangez pas vos affaires. En pointant une arme sur un officier de police et en maintenant des otages ici, vous risquez un séjour en prison. Vous pouvez demander une révision du procès. Défendre vos droits en tant que père. Monsieur Davenport, ne soyez pas bête... Vous risquez gros ici. Baissez votre arme." Lâchait il avant de regarder Eden, pour s'assurer qu'elle allait bien.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:49

Déjà quelques jours que j’avais repris le travail au tribunal de Toronto. Et j’adorais ce que je faisais. Si bien que j’avais tendance à me plonger à cœur perdu dans mes dossiers, en oubliant tout le reste, même l’heure. Au grand désespoir de Ciaràn, je me devais de le reconnaître. J’avais bien vu tous les appels manqués et écouté les messages que le jeune homme me laissait mais je ne trouvais pas le temps de le rappeler. Plongé dans mes dossiers, je voulais absolument gagner mes procès et pour cela, je me lançais à corps perdu dans la bataille. Je revenais facilement fatigué le soir à l’appartement mais ça me plaisait. Le droit financier avait été intéressant mais ce que je faisais là l’était encore plus. Mon portable se mit à sonner et quand je vis qu’il s’agissait de Ciaràn, encore une fois, j’eus une petite grimace. Je ne l’avais toujours pas rappelé, je faisais une bien piètre petite amie. Je pris mon téléphone en main, prête à décrocher quand un collègue passa sa tête dans mon bureau en disant que le procès allait bientôt commencer. Je soupirais en coupant la sonnerie de mon téléphone et en laissant ce dernier dans mon bureau avant de me rendre dans la salle du tribunal, mon dossier sous le bras. C’était un procès gagné d’avance avec les preuves fournies par la police. Un père de famille qui, pour boucler les fins de mois, c’était lancé dans le trafic de stupéfiants. La misère faisait parfois faire des choses dingues. Pendant une heure, les faits furent à nouveau exposés avant que le jury ne rentre après avoir délibéré. Bien sûr, la condamnation fut sans appel pour l’homme qui s’effondra. Mais il avait de la chance quand même dans son malheur, la peine n’était que de six mois fermes, une peine minimale qui tenait compte du fait que c’était sa première condamnation. Mais l’homme ne sembla pas comprendre la chance qu’il avait.

J’ignore comment il fit son affaire mais rapidement, il se redressa avec une arme dans la main. Certainement qu’un des deux agents l’entourant s’était fait voler son arme par l’homme. La salle se vida assez rapidement, ne laissant que peu de personnes avec l’homme. Il y avait le juge, deux jurés et moi-même. L’homme nous fit asseoir en disant que nous ne savions pas ce que nous venions de faire et qu’il allait nous tuer. Heureusement, je savais que la police avait été prévenue et qu’elle n’allait pas tarder à arriver. L’homme faisait les cent pas dans la salle du tribunal et rapidement, on entendit toquer à la porte. La police, très certainement. Je gardais un œil sur le preneur d’otage et surtout sur son arme, je n’étais pas habituée à me faire maintenir sous la pression d’une arme. Cependant, je ne pus m’empêcher de tourner la tête vers l’homme qui venait d’entrer et dont la voix me faisait penser à Ciaràn, chose complètement impossible. Je fus littéralement scotchée à ma chaise quand je me rendis compte que l’homme n’était autre que Ciaràn. Qu’est-ce qu’il faisait avec un gilet par balle en disant qu’il était lieutenant. Je dus cependant me rendre à l’évidence que Ciaràn me mentait depuis le début. Il n’était pas sans-abri mais bel et bien flic. Les pièces du puzzle se remettaient en place tranquillement et je ne pouvais m’empêcher d’être furieuse. Toute cette histoire, c’était pour arrêter le trafic de drogue qui se déroulait dans le refuge. Je n’étais pas aveugle, j’avais bien remarqué les petites manigances de certaines personnes. Mais j’étais loin de me douter que tout ce qui c’était passé entre Ciaràn et moi n’était que dans cette optique-là. Et moi, j’étais tombée amoureuse de lui alors qu’il se jouait de moi depuis le début. Je ne le quittais pas du regard alors qu’il avançait dans la pièce. L’homme se détourna un temps de nous pour pointer son arme sur le jeune homme et je ne pus m’empêcher d’avoir peur pour lui. Tout allait bien se passer maintenant que la police était là, les choses allaient être plus facilement terminées et je pourrais rapidement dire ma façon de penser à Ciaràn.

Mais ça, c’était sans compter sur un des jurés… Pris d’un élan héroïque, il se jeta alors sur l’homme, espérant certainement le désarmer. Une lutte s’engagea entre les deux hommes pour savoir qui aurait l’arme et ce qui devait arriver arriva. Un coup de feu retentit dans la salle alors que je ressentais soudain une forte douleur dans la poitrine. Je portais la main à ma poitrine, juste au-dessus de mon sein droit alors que je commençais à me sentir mal. J’avais l’impression que personne ne bougeait autour de moi, comme si le temps avait suspendu son vol. Je ramenais alors une main pleine de sang à mon visage. Je m’étais pris une balle. Je commençais doucement à voir comme des mouches noires devant mes yeux alors que j’essayais de me mettre debout pour aller dire ma façon de penser à l’homme qui m’avait tiré dessus sans le vouloir et surtout, au juré. Quel idée aussi de vouloir désarmer un homme… Mais une fois sur mes jambes, je ne pus que m’effondrer, incapable de marcher. J’avais du mal à respirer et je sentais comme un liquide s’écouler de ma bouche. Au goût de fer, je me doutais qu’il s’agissait de sang. J’étais inerte sur le sol du tribunal, incapable de bouger tellement je souffrais.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:50

Ciaran avait l'habitude de négocier. Cela faisait partie de son métier. Mais cette fois les choses étaient différentes. Cette fois ce n'était pas si facile étant donné qu Éden était en jeu. Qu'elle risquait sa vie et Ca Ciaran ne pouvait laisser faire. Peut être allait elle découvrir soudainement son identité mais il s'en fichait bien ... Il n'avait pas menti sur ses sentiments pour elle. Les mains levées, Ciaran avançait doucement vers le preneur d'otage. Il semblait désespéré certes mais ce qu'il venait de faire n'allait en rien changer sa peine. "Ne faites pas quelque chose que vous risquez de regretter." Lâchait il jusqu'à sentir l'arme sur son front. Il aurait très bien ou tirer. Mais il savait que s'il tirait il serait immédiatement abattu par les snipers. Il n'avait aucune issue. "Vous pouvez tirer. Je n'ai pas peur de mourir. Mais si vous avez peur de perdre vos enfants, une fois que vous m'aurez tire une balle dans la tête, vous serez abattu par mes collèges sur les toits. Et là vous ne verrez plus jamais vos enfants et vous ne pourrez plus les protéger. Alors vous voulez tirer ?! Allez y. Mais je regrettez rien. " lâchait il le regard plonge dans celui du preneur d'otage.

C'est à ce moment même qu'un des jurés se jetait sur le preneur d'otage et qu'un coup de feu partit. Il imaginait sans mal son chef lancer les hostilités après avoir entendu le coup de feu. Le tireur lâchait alors son arme, lui même surpris tandis que Ciaran se jetait sur lui pour lui passer les menottes. Le père de famille était en larmes au sol, lorsqu'il entendit le juge "Oh mon dieu, Éden ..." lâchait il attirant le regard de Ciaran. Éden ... La jeune femme était étendue au sol, la main ensanglantée. "Non !!" Lançait Ciaran en courant vers elle. Il appuyait fermement sur sa plaie pour limiter les dégâts. Au vu du sang qui se rependait au sol, la balle devait avoir sectionné un vaisseaux. "Éden... Eh. Bébé. Regarde moi. Ne t'endors pas. Regarde moi " lançait il les mains pleines de sang. Il en libérait une pour attraper sa radio "LIEUTENANT WHITAKER. DEMANDE AMBULANCE DE TOUTE URGENCE. FEMME BLESSÉE PAR BALLE À L'ÉPAULE DROITE. POSSIBLE VAISSEAUX SANGUINS ROMPUS. FAITES VITE" lâchait il complètement paniqué. "Éden, eh. Eh Éden regarde moi. Tour Ca bien se passer. Je te le promets" murmurait il, les yeux criblés de larmes. Il s'en voulait. Il s'en voulait tellement... il aurai du la protéger, passer la voir directement. Les larmes ruisselaient sur ses joues tandis qu'il essayait de garder contenance. Si elle mourrait ... il ne se le pardonnerait jamais. Rapidement les ambulanciers arrivèrent et Ciaran c'était sa place aux soignants qui l'a mirent sur le brancard avec une compression sur son épaule et de l'oxygène pour assurer l'oxygénation de ses organes. Les mains ensanglantées, Ciaran suivait les soignants et laissait ses collègues s'occuper du reste. Ciaran grimpait alors dans l'ambulance, serrant la main de la jeune femme qui fut aussitôt prise en charge au bloc tandis que le jeune homme s'appuyait contre le mur, se laissant littéralement glisser au sol en cédant aux larmes. Ce ne fut qu'une bonne demi heure plus tard qu'il avertit les parents d'eden une fois qu il eût retrouve contenance. À leur arrivée sur place, Ciaran du expliquer la vérité aux parents de la jeune femme, non sans fondre en larmes à nouveau sous la culpabilité. Bizarrement le père d'eden le prit dans ses bras, le remerciant de l'avoir protégée du mieux qu il pouvait. C'était sans doute la première fois que le père de famille adressait la parole à Ciaran. Sans doute l'uniforme l'aidait. Lorsque le chirurgien sortit enfin du bloc, Ciaran restait pendu à ses lèvres. "Elle est tirée d'affaire. Elle a eu beaucoup de chance que vous avez effectué une compression directe. Ca à limite les dégâts. Vous pouvez aller la voir. Elle ne devrait pas tarder à se réveiller " lâchait il. Ciaran laissait les parents de la jeune femme aller la voir. Mais bien rapidement, la mère d'eden partit dans la salle d'attente chercher le jeune homme. "Ciaran... Tu peux aller la voir. Elle a besoin de ta présence j'en suis sûre. Tu nous appelles si il y'a le moindre changement ?!" Touché , Ciaran hochait la tête avant de rendre l'étreinte de la dame suivi de son mari. Il partit Alors au chevet d'eden, caressant doucement sa main assis dans le fauteuil à côté d'elle. Elle dormait paisiblement.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:50

Je n’arrivais pas à y croire, Ciaràn m’avait menti depuis le début de notre relation et je me demandais si tout n’était pas calculé, si cette attirance qu’il avait pour moi faisait partie de sa mission pour arrêter le trafic de drogue qui empoisonnait le refuge. Je lui suivais du regard pendant qu’il remontait l’allée, s’approchant de l’homme qui le maintenait sous la menace de son arme. Malgré ma colère, je ne pus m’empêcher de frémir quand je le vis s’approcher suffisamment pour que l’arme repose sur son front. J’avais envie de me lever et de pousser le jeune homme, pour qu’il ne soit plus aussi proche de l’arme mais je savais que faire le moindre mouvement serait synonyme de se prendre une balle. Hors, si je pouvais éviter, ce serait super. J’avais les doigts crispés sur mes cuisses, tremblant de peur pour Ciaràn. Pourtant, je voulais le détester, ne pas m’inquiéter pour lui parce qu’il m’avait mené en bateau mais je n’y arrivais pas. Parce que malgré tout, je continuais de l’aimer. Il aurait dû me dire la vérité, surtout après l’épisode Ethan. C’était certes pas pareil mais la sensation de trahison était identique, peut-être même plus forte parce que j’aimais Ciaràn plus que je n’avais aimé Ethan. Alors que l’homme semblait vouloir baisser son arme, l’un de deux jurés présent sauta sur ce dernier, voulant lui arracher son arme. Un coup parti et la balle vint se loger dans ma poitrine, me faisant sursauter. Je m’effondrais au sol, le souffle coupé par l’impact et la douleur. J’entendis alors un cri et bientôt, je vis Ciaràn au-dessus de moi. Je grimaçais quand il appuya sur la blessure et j’essayais de garder les yeux ouverts. Je ne pouvais détourner le regard du visage de mon petit ami, le voir dans cet état de détresse me faisait encore plus mal que mettre pris cette balle. Je me rendais petit à petit compte que finalement, les sentiments de Ciaràn n’étaient peut-être pas tant un mensonge que ce que je pensais. Je levais une main pour la glisser sur sa joue, essayant de parler mais n’arrivant pas à trouver les mots. Au même moment, le jeune homme s’écarta pour laisser la place aux ambulanciers qui venaient d’arriver et je fus rapidement emmené dans une ambulance. Ciaràn m’accompagna et je ne pus lui lâcher la main. Mais j’avais perdu beaucoup de sang et la fatigue commençait à se faire sentir. Je finis par perdre connaissance en chemin pour l’hôpital.

J’ignore combien de temps je fus opérée avant de commencer à reprendre connaissance. Je fus d’abord consciente mentalement de ce qui m’entourait. J’entendais la voix de mes parents puis, je fus seule avant que la porte ne s’ouvre à nouveau. Quelqu’un entra et quand une main se posa sur la mienne, je sus tout de suite qu’il s’agissait de Ciaràn. Je commençais à reprendre le contrôle de mon corps et je serrais légèrement la main du jeune homme dans la mienne. J’ouvris tant bien que mal les yeux, les fermant aussitôt en grimaçant face au plafond blanc de l’hôpital et à la lumière qui m’arrivait directement sur le visage. Je les rouvris quelques instants plus tard, tournant la tête vers le jeune homme. Je voulais le rassurer mais le masque à oxygène que j’avais sur le visage m’empêchait de parler. La douleur était moins pire que ce à quoi je m’étais attendu mais c’était certainement dû aux antidouleurs que je recevais en intraveineuse. Je levais mollement une main pour me saisir du masque, l’écartant légèrement en essayant difficilement de sourire. « Hey… Tu vas bien? » J’avais un peu perdu le fil depuis que je m’étais pris cette balle et je ne me souvenais pas si le jeune homme avait été blessé ou pas. J’avais besoin de savoir s’il allait bien avant toute chose. « Toi et moi, va falloir qu’on discute… » Parce qu’il fallait qu’on discute, c’était impossible de passer au travers d’une discussion. Pas alors que le jeune homme m’avait menti pendant des mois et des mois. Je voulais connaître toute l’histoire pour voir où je me situais dans tout cela.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:50

Lorsqu'il avait enfin compris qu'elle avait pris une balle, le temps s'était suspendu au dessus de la tête de Ciaràn. Elle était blessée, par sa faute. Il aurait définitivement du mieux la protéger. Appuyé contre le mur de l'hôpital dans la salle d'attente, Ciaràn revoyait la scène. Eden s'écrouler, sa main frôler sa joue, sa perte de conscience. Il se rappelait même de lui avoir demandé de ne rien dire. D'économiser son énergie pour la suite. Ciaràn avait l'impression que cette opération durait une éternité... Il crevait d'envie de la voir, il ne savait pas combien de prière il avait répétées pour qu'elle s'en sorte. Il ne savait pas non plus combien d'aller et retour il avait fait dans cette aile de l'hôpital avant de voir arriver les parents de sa petite amie. Il ne put s'empêcher de leur montrer combien il était inquiet. Cela se lisait sur son visage. Ses mains encore tâchées de sang, il tremblait presque. Ce fut la mère d'Eden qui lui proposait d'essuyer tout ce sang, et de s'installer avec eux. Il prit pas ma de temps à expliquer son infiltration, sa rencontre avec Eden et combien elle avait changé sa vie. Cette fois, il dévoilait clairement ses sentiments pour elle, ce qui fit sourire le père de famille. Il lançait d'ailleurs un regard à son épouse qui en disait long. Il était heureux. Un flic pour leur fille, il n'en fallait pas plus pour ravir les parents d'Eden.
Lorsque le chirurgien apparu enfin, Ciaràn fut soulagé d'apprendre qu'Eden avait tenu le coup. Il manquait presque de s'effondrer tant il était nerveux. Il laissait néanmoins les parents de la jeune femme aller la voir, bien qu'il crève d'envie de la voir. Finalement, la famille de la jeune femme avait décidé de laisser leur place au jeune homme afin qu'il passe un peu de temps avec Eden et qu'il se rassure sur son état de santé. Saluant les parents de la jeune femme, il répondit à leur étreinte avant de les remercier. Il se hâtait ensuite à rejoindre la chambre d'Eden, prenant place à ses côtés en embrassant doucement sa main et caressant ses cheveux. Il versait une petite larme au passage, rassuré de la voir en vie. Ciaràn s'assouplit un moment, la main d'eden toujours dans la sienne, avant de s'éveiller en sentant la jeune femme bouger. Il se redressait immédiatement, passant une main sur son visage pour se redonner contenance. "Eh..." Murmurait il en souriant "C'est pas moi qui ai pris une balle" Ajoutait il en caressant ses doigts doucement. Il embrassait doucement sa main avant de hocher la tête. "C'est vrai... Je te dois des explications... " Dit il en soupirant doucement "Je ne suis pas réellement un sans-abris. J'ai un appartement en centre ville, j'ai une voiture à moi. Je suis lieutenant de police dans les Stups. J'ai reçu pour mission d'infiltrer le refuge pour dénicher des infos pour coincer les trafiquants de drogues qui ont déjà fait trois victimes adolescentes... Ce dont je ne m'attendais pas, c'est à te croiser toi et à tomber sous ton charme. Alors oui, je t'ai menti sur mon passé. Mais je n'ai jamais menti sur mes sentiments, pas une seule seconde. Je t'aime Eden. Et je n'aurai jamais pensé tomber à ce point sous ton charme. Tout ce dont je t'ai parlé, notre avenir... C'était sincère. Je sais que j'aurai du t'en parler et j'ai vraiment essayé de le faire ... Mais si je t'en parlais je t'aurais mise en danger. Et je ne voulais pas que tu le sois... Je ne voulais pas prendre le risque de te perdre définitivement. Alors je sais que j'ai foiré... Mais au moins tu es en vie... A mes yeux c'est le plus important. Tu as le droit de m'en vouloir, de me détester. Mais tout ce que j'ai fais, c'est te protéger. Et je le recommencerai si je le devais"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:50

Reprenant contact avec la réalité, je me surpris à m’inquiéter pour le jeune homme. Même s’il ne le méritait nullement, je continuais de l’aimer. Mais comment continuer à aimer quelqu’un en qui vous n’avez plus aussi confiance qu’avant… Cette dernière était rompue et je ne savais pas si je pourrais lui pardonner un jour de ne pas m’avoir fait suffisamment confiance pour m’avouer qu’il n’était pas un sans-abri. J’avais beau savoir qu’il ne le pouvait pas, je n’arrivais pas à me raisonner. Mon père avait été policier avant de prendre sa retraite et il nous avait expliqué pourquoi il s’absentait souvent mais je n’arrivais pas à accepter le mensonge de Ciaràn, pas alors que nous avions été intime et que j’avais été trahi quelques semaines plutôt par Ethan. Les deux mensonges coup sur coup étaient difficiles à avaler. On m’avait dit que je pouvais être rancunière et cela se vérifiait actuellement. Le mensonge d’Ethan rendait le pardon difficile concernant Ciaràn. Tout aurait été tellement plus simple si mon fiancé ne m’avait pas trompé… Mais je voulais des explications, savoir pourquoi il m’avait mené en bateau pendant des mois, encore plus quand nous nous étions mis ensemble. Il m’expliqua alors qu’il était lieutenant des stups et que c’était sa mission d’infiltrer le refuge. Mais je tombais des nues en apprenant que le reste n’était pas prévue. Il n’avait jamais pensé tomber amoureux de moi et s’en devenait presque mignon. Savoir que j’avais pu le faire tomber sous mon charme alors qu’il n’avait vécu que pour sa mission, s’en était presque adorable. Mais j’étais rancunière ne l’oubliez pas. Je soupirais légèrement en reportant mon regard sur le plafond. Je ne savais pas quoi ajouter, j’aurais tellement voulu le détester mais je n’y arrivais pas. Parce que j’avais vu l’inquiétude sur son visage au tribunal et je voyais maintenant le soulagement de voir que j’allais bien. Comment voulez-vous détester quelqu’un alors qu’il s’inquiétait pour vous… Mais il allait falloir du temps avant que je ne lui refasse confiance, si j’y arrivais un jour. « Tu sais, je ne te déteste pas… Laisse-moi juste du temps pour me faire à cette idée, pour te refaire confiance… Tu aurais dû m’en parler quand tu as appris pour Ethan, les choses ne seraient pas ce qu’elles sont aujourd’hui. » Tout aurait été bien plus facile s’il m’en avait parlé même si cela aurait été me mettre en danger. Mais après tout, ce n’était pas à cause de lui que je m’étais pris une balle mais par ma fonction d’avocate alors le jeune homme n’avait pas à s’en vouloir. « Qui est au courant du fait que tu es flic? Je veux dire, au refuge. » N’empêche, j’avais quand même eu l’idée de tomber amoureuse d’un policier, lieutenant qui plus est… Si mon père venait à le savoir, il allait fourrer son nez dans mes affaires et cette idée ne me plaisait guère. Comment voulez-vous réfléchir à vos sentiments quand quelqu’un se mêle de ce qui ne le regarde pas. Parce que mon père en serait tout à fait capable, d’autant plus si je retournais vivre chez mes parents. Parce qu’après tout, je ne me voyais pas rester vivre avec Ciaràn, dormir avec lui dans le même lit et le seul refuge rapide que je pouvais trouver, c’était dans la maison familiale. Mais rien que cette idée me faisait grimacer d’avance. « Quand je pense que je vais devoir retourner vivre chez papa-maman… » Cette idée ne m’enchantait mais alors absolument pas. Je pouvais toujours prendre une chambre d’hôtel pendant quelques temps, histoire de trouver une solution mais mes parents ne seraient jamais d’accord, tout comme Ciaràn à mon avis.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:50

Ciaran était quelques peu rassuré qu' Éden laisse sa main dans la sienne, lui adresse un sourire et s'intéresse à sa santé. Cela prouvait en quelques sorte qu'elle ne le détestait pas. Mais il n'était sur de rien. Il se réjouissait déjà qu'elle soit en vie. Elle avait frôlé la mort aujourd'hui. Le regard plongé dans celui de sa belle brune, le jeune homme hochait la tête à ses paroles. Elle avait raison. Il avait fauté. Mais il restait convaincu que c'était la meilleure chose à faire. Lâchant finalement sa main à ses mots, Ciaran les prit en plein cœur. Il se levait alors et se plaçait dos à elle, le regard sur la vie à travers la baie vitrée de l'hôpital. Elle lui en voulait. Elle ne le détestait peut être pas Mais qu'elle ne sache peut être pas lui pardonner en disait déjà long. "J'ai fais ce qu il était nécessaire pour te protéger Éden." Répondit il simplement, blessé d'en être arrivé la Alors qu'il avait passé la journée à s'inquiéter pour elle et prier pour qu'elle s'en sorte. Ces mots étaient difficile à entendre pour un homme amoureux. Mais il ne préférait rien rétorquer. C'était préférable. Les bras croisés sur sa poitrine, Ciaran continuait à lui tourner le dos, toujours aussi coupable. "Personne ne savait... maintenant tout le monde va le savoir" et les trafiquants aussi par extension. Il avait plutôt intérêt à assurer ses fesses parce qu'il savait que désormais il y'avait un prix sur sa tête. Ciaran soupirait doucement. Finalement, ce n'était peut être pas si simplement que Ca, l'amour. Ce n'était peut être pas si rose. Peut être même qu'il s'était de nouveau trompé. Le visage fermé, Ciaran se renfermait sur lui même. Il s'était enflammé pour cette fille et il n'aurait pas dû aller si vite et brûler les étapes. Désormais ils avaient acheté une maison qu'il rénovait depuis quelques temps, c'était la dernière chose qu'ils avaient en commun sans doute. Devant le désespoir d'Eden, Ciaran précisait tout de même "Tu as investi dans la maison ... Tu peux t'y installer jusqu'à ce que tu ailles mieux. Je rachèterai ta part" lâchait il. Des mots sonnaient presque comme une rupture. En vérité, il ne savait plus ce qu ils étaient l'un pour l'autre et la déception faisait rage en lui. "Je suis content que tu sois en vie... " avouait il. Ciaran se tournait finalement vers la jeune femme et attrapait son sweat-shirt qu'il enfilait. "Je vais te laisser te reposer... Soigne toi bien" lançait il sans même l'embrasser. Il s'était suffisamment attaché et maintenant il en payait les frais. Une chose est sûre quand Ciaran aime ce n'est pas à moitié. Mais il se renferme vite dans l'adversité, en quelque sorte son moyen de défense, de se protéger. Il la regardait Alors avant de quitter la chambre en fermant la porte derrière lui. Inutile de préciser oh combien il se sentait vide désormais. En l'espace d'une heure il avait perdu énormément. Grimpant dans sa voiture, Ciaran frappait violemment son volant en soupirant. Il avait mal. Il avait cette boule à l'estomac. Cette impression de pesanteur dans son cœur. Il avait pensé un instant qu elle le remercierait de l'avoir sauvée, de l'avoir protégée tout ce temps. Mais elle lui en voulait. Elle ne pouvait pas savoir les sacrifice qu'il avait fait pour elle. Elle ne pouvait pas comprendre... Ciaran démarrait finalement la voiture pour rejoindre leur maison. Du moins sa maison bientôt... Malgre l'heure tardive et son épuisement il entreprit de poursuivre les travaux pour s'occuper. Se vider l'esprit. Il n'était plus de de rien. Sa foi l'avait quitté. Ciaran bossait finalement toute la nuit avant de reprendre le travail au petit matin. Il en profitait d'ailleurs pour aller présenter ses excuses au refuge où il retrouvait Stuart assez tard au soir. Ciaran lui présentait ses excuses qui furent rapidement balayés d'une étreinte entre les deux hommes. Stuart le comprenait. Ancien marins il avait lui aussi dû mentir Aux gens qu'il aimait. Tous deux s'étaient baladés pendant un moment avant de partager un bon repas et de reprendre le chemin du refuge où Ciaran accompagnait son ami. Il lui avait bien proposé un toit Mais ce dernier avait refusé. En entendant une voiture ralentir à leurs côtés et baisser leur vitres Ciaran aurait dû comprendre. Stuart prenant place devant lui prit trois balles dans la poitrine juste sous les yeux de Ciaran qui soutenait son ami dans ses bras. Il poussait aussitôt un cri afin d'appeler à l'aide. A l'arrivée des secours c'était déjà trop tard. Stuart était mort, une ballé ayant sectionné une artère principale. Effondré, Ciaran refusait l'aide psychologique et refusait même la surveillance policière et l'examen médical. Il rentrait chez lui où il fondait littéralement en larmes sous le choc. En une journée, il perdait son meilleur ami et sa petite amie. Cette fois s'en était trop. Enfermé chez lui il ne répondait ni à son portable ni à sa porte. Il n'y arrivait pas. Il voulait rester seul. Comme il l'était au tout début.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:51

Je n’arrivais pas à comprendre où la situation avait dégénéré pour en arriver à ce point. J’avais demandé à Ciaràn du temps pour lui refaire confiance et il avait dû comprendre que je souhaitais rompre, cela ne pouvait pas s’expliquer autrement. Le jeune homme se renferma sur lui-même telle une huître et même mon regard désespéré ne le fit pas s’ouvrir à moi. Tout ce qu’il trouva à dire fut pour remuer le couteau dans la plaie en parlant de notre maison et du fait qu’il allait racheter ma part. Je ne voulais pas qu’il rachète ma part, je voulais juste qu’il comprenne ma position mais je n’arrivais pas à décrocher les mâchoires, incapable de parler à cause de cette boule au fond de ma gorge. Ciaràn me quittait, au moins, maintenant c’était clair. J’essayais de me résonner, de me dire que c’était peut-être mieux ainsi, que si nous en étions venu à rompre aujourd’hui, nous aurions fini par rompre plus tard… Le jeune homme ajouta qu’il était content que je sois en vie mais je me contentais de le regarder, les yeux pleins de larmes. Je n’avais jamais voulu ça, jamais je n’avais voulu rompre avec le jeune homme. Bon sang mais qu’avais-je donc dit pour qu’il puisse penser cela? Le jeune homme finit par quitter ma chambre, me laissant dans une détresse sans pareille. Même ma rupture avec Ethan ne m’avait pas laissé aussi mal. Je me redressais difficilement dans le lit d’hôpital, le visage tiré à cause de la douleur. « Ciaràn… » Mais la porte était déjà fermé quand je trouvais la force de parler. Je me laissais alors retomber sur l’oreiller, le regard fixé au plafond. J’avais l’impression que j’allais finir célibataire à vivre avec des chats. S’en était trop pour mes nerfs et les larmes se mirent à couler sur mes joues au moment où ma mère passait la porte avec mon père. Ils mirent ça sur le compte du contre coup de la balle que j’avais reçu et je n’eus pas à cœur de leur dire que je venais tout simplement de faire fuir l’homme de ma vie. J’avais dans l’idée que jamais je ne pourrais aimer à nouveau comme j’aimais Ciaràn, si tout fois, j’arrivais à tirer un trait sur notre histoire un jour. Cette histoire me laissait un goût amer dans la bouche et j’étais incapable de sécher mes larmes. Mes parents décidèrent finalement de me laisser me reposer mais je fus incapable de trouver le sommeil de la nuit, regardant le plafond fixement. J’essayais de trouver une solution pour que Ciaràn comprenne ce que j’avais voulu dire mais aucune ne me semblait adéquate quand je me souvenais de la réaction du jeune homme.

Le lendemain fut une journée pour le moins calme. J’avais des visites médicales régulières pour vérifier mon épaule. Des collègues vinrent me voir ainsi que mon amie bénévole au refuge, qui arriva dans la soirée. Elle me parla de Ciaràn mais je lui coupais la parole en disant que je ne voulais pas en parler. Elle me fit taire en ajoutant que Stuart était mort dans les bras du jeune homme. Je me redressais vivement, déclenchant une nouvelle douleur dans mon épaule avant de me saisir de mon portable, essayant de joindre Ciaràn. Mais il ne répondit pas malgré mes diverses tentatives. Je voulus me lever pour me rendre à notre maison, qui serait bientôt la sienne, mais l’infirmière m’en empêcha. Mais je voulais voir Ciaràn, je voulais être auprès de lui pour l’aider à passer ce moment au combien difficile. Je dus signer une décharge pour sortir de l’hôpital et mon amie me conduisit jusqu’à la maison que nous avions acheté. Bien sûr, en chemin, je lui racontais toute l’histoire ainsi que mes sentiments pour le jeune homme. Si elle me fit la morale concernant le fait que les bénévoles ne devaient pas s’attacher aux sans-abris, elle me réconforta en disant que le jeune homme n’allait pas rester fâcher contre moi bien longtemps. Arrivées devant la maison, elle me déposa et j’entrepris de fouiller l’immense bâtisse à la recherche du jeune homme. Mais il n’était pas là. A genoux au milieu du salon, je laissais à nouveau libre cours à mes larmes. Il avait dû trouver refuge dans son appartement à lui mais je ne connaissais pas l’adresse et il n’avait pas décroché malgré les multiples appels et messages que j’avais pu laisser. Alors soit le jeune homme voulait être seul, soit il ne voulait plus entendre parler de moi. Et dans les deux cas, cela faisait mal.

Trois jours passèrent sans que je n’aie de nouvelle de Ciaràn. Mais je savais que je le verrais à l’enterrement de Stuart, je ne le voyais pas ne pas y aller. Mes parents étaient présents à mes côtés alors que la voiture remontait l’allée du cimetière où allait avoir lieu la cérémonie. Sortant de la voiture, je saluais les bénévoles et les sans-abris vus en nombre pour accompagner notre ami à sa dernière demeure. Stuart avait toujours été apprécié au refuge et sa mort allait laisser un vide. Et je n’osais même pas imaginer ce qui allait advenir de Ciaràn…
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:51

Ciaran n'arrivait plus à dormir. À chaque fois qu'il s'effondrait de fatigue, les images de Stuart, mort dans ses bras le réveillaient. Il n'arrivait pas à faire face à ce décès. Son plus fidèle ami, il était comme un père pour lui. Un père qu'il n'avait jamais eu. Le culpabilité rongeait Ciaran. Il se sentait tellement coupable d'avoir infiltré ce refuge. Il s'en voulait d'être tombé amoureux. Il s'en voulait de s'être attaché à ces personnes. Il aurait dû s'en tenir à son boulot et jouer les flics froids et détachés comme il le faisait autrefois. Depuis trois jours, Ciaran n'était pas sorti. Son portable était sur la table, et clignotait sans cesse pour indiquer que quelqu'un l'avait contacté. Mais il ne prit même pas la peine de regarder. Il n'avait envie de voir personne. Encore moins de parler. Il s'était réfugié dans le mutisme. Ciaran passait des heures entières à préparer l'enterrement de Stuart. Il n'avait plus aucune famille. Et c'était hors de question qu'il doit enterré vulgairement. Ancien marins, qu'il ait été jeté à la rue ou non ne changeait rien. Il avait combattu pour son pays et avait montré preuve d'héroïsme en prenant trois balles pour protéger Ciaran. Le jeune homme s'était alors débrouillé pour lui organiser un hommage comme il le méritait. Si le grand patron n'avait pas réellement été d'accord au début, Ciaran lui avait fait change d'avis en haussant fermement le ton face à lui quitte à risquer sa place. Finalement l'accord était tombé. Stuart aurait un hommage digne d'un flic tué en service.

Ciaran aurait dû prendre des nouvelles d'eden, mais il n'avait pas le cœur à téléphoner. Encore moins à aller la voir. S'en était trop pour lui définitivement ... Il n'arrivait pourtant pas à l'oublier. Elle lui manquait. Chaque seconde. Ciaran s'était rendu à l'évidence qu'il détestait la solitude depuis qu'il l'avait rencontré. Lorsqu'il lui restait quelques heures, il passait son temps à rénover la maison comme Éden l'aurait souhaité. Elle ne voudrait peut être plus de cette maison. Mais au moins il resterait une trace d'elle un peu partout. Entre la couleur, l'agencement de la maison, la déco , ou encore la douche qu'elle avait elle même choisie... il avait suivi les goûts de la jeune femme. Au fond, Ciaran comptent lui offrir cette maison. Elle n'avait plus nulle part où aller et lui vivre dans une si grande maison seul, il ne le supporterait pas. Ciaran se couchait finalement quelques longues minutes bien insuffisantes pour lui rendre un peu de force.

Ciaran était levé très tôt ce matin. Il avait prit une douche, s'était rasé -chose qu il avait oublié depuis le décès de Stuart- et avait enfilé son costume de cérémonie de la police. Une chemise bleue par dessus laquelle il portait Un beau costume bleu, avec ses galons de la police, son képi et enfin ses gants blancs. L'équipe de Ciaran avait particulièrement tenu à rendre hommage à Stuart en arrivant à pied, portant le cercueil tandis que les autres flics présent -et dire combien ils étaient nombreux- lui faisaient une haie d'honneur en faisant la révérence. Les cornemuses jouaient leur musique triste tandis que Ciaran et son équipe déposaient le cercueil. Il était revêtu du drapeau et décoré de divers galons. Ciaran rejoignit ses collègues et se tenait debout devant le cercueil pendant le discours qui fut prononcé à son égard. Quelques coups de fusils furent tirés comme le voulait la tradition. Le visage fatigué, les traits tirés, Ciaran ne pleurait plus. Il n'y arrivait plus. Le jeune homme laissait Alors ses amis et collègues partir une fois la cérémonie terminée Mais lui restait devant le cercueil jusqu'à ce qu'il doit mis en terre et jusqu'à ce que sa pierre tombale ne soit apposée. Il restait debout, silencieux devant son fidèle ami.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:51

Je n’avais eu de cesse de vouloir appeler Ciaràn quand j’avais appris pour la mort de Stuart. Je voulais savoir comment il allait, savoir s’il avait besoin d’aider pour l’enterrement. Mais tous mes appels étaient arrivés sur sa messagerie. J’avais laissé deux ou trois messages avant de laisser tomber et de me contenter de l’appeler. Mais le jeune homme ne m’avait jamais rappelé, me faisant comprendre que c’était bel et bien fini entre nous, qu’il ne voulait plus avoir aucun contact avec moi. Et ça faisait mal, très mal. Parce que malgré tout, je continuais de l’aimer plus que tout. Mais à quoi bon lui dire, le jeune homme ne voulait plus entendre parler de moi. Cependant, j’avais prévu d’essayer une dernière fois, à l’enterrement de Stuart. Il ne pourrait pas me fuir et j’espérais pouvoir discuter avec lui, lui dire que jamais je n’avais eu l’envie de rompre. Je m’étais préparé chez mes parents, enfilant mes vêtements avec l’aide de ma mère, mon bras droit étant toujours immobilisé en écharpe pour permettre à ma plaie de cicatriser. Arrivée au cimetière, je rejoignis les bénévoles et les sans-abris du refuge. Je ne m’étais pas attendu à une telle cérémonie et je dois dire que j’avais pleuré tout du long. Mon regard n’avait pas pu se décrocher de Ciaràn. L’uniforme lui allait bien et ce qu’il avait fait pour son ami ne faisait que renforcer mon amour pour lui. Si bien que je ne savais plus ce que je pleurais à la fin: la mort de Stuart ou mon amour perdu… Vaste question. Une fois la cérémonie terminée, tout le monde commença à partir et je fis un geste pour retrouver mes parents quand je vis que le jeune homme ne bougeait pas. Une fois près de ma famille, je leur demandais de m’attendre à la voiture, rebroussant chemin pour retrouver Ciaràn. Je restais cependant en retrait pendant que le cercueil descendait en terre, ne quittant pas le jeune homme du regard. Je finis cependant par me glisser aux côtés de Ciaràn, les mains serrées l’une contre l’autre parce que je savais que sinon, j’aurais été capable de toucher le jeune homme. Je finis par m’approcher un peu plus de la pierre tombale, déposant une rose sur la tombe de Stuart. C’était en quelque sorte ma façon de le remercier pour avoir protéger l’homme que j’aimais. Parce que je me doutais bien que les balles étaient plus destinées à Ciaràn qu’à Stuart. Retournant auprès du jeune homme, je gardais la tête baissée, incapable de regarder Ciaràn. J’aurais dû être à ses côtés, le soutenir dans cette épreuve. Au lieu de ça, nous étions en froid à cause de moi. J’avais eu raison depuis le début, je faisais une bien piètre petite amie… Je redressais cependant légèrement la tête avant de regarder le jeune homme à mes côtés. « Ce que tu as fait pour Stuart était magnifique… » Je ne savais pas quoi ajouter d’autre alors je me contentais de poser doucement ma main sur son épaule en un maigre geste de réconfort. J’aurais aimé le prendre dans mes bras et le serrer contre moi mais je ne pouvais pas, je ne voulais pas prendre le risque d’être repoussé par le jeune homme se serait trop douloureux. Enlevant ma main de son épaule, je repris ma marche, m’éloignant progressivement du jeune homme pour retrouver mes parents.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:51

Ciaràn n'avait pas décroché, il n'avait même pas attrapé son portable en trois jours. A force, la batterie a du céder. Le jeune homme se sentait terriblement mal ces derniers jours, et dans ces cas là, Ciaràn préférait de loin rester seul dans son coin, jusqu'à ce que cela passe. Eden ne le savait probablement pas. A vrai dire, ils avaient clairement passé tout leur temps ensemble alors elle ne devait pas connaitre cette facette de sa personnalité. Ciaràn était indépendant mais pouvait se montrer distant lorsqu'il était dans la tourmente, comme ces derniers jours. La cérémonie avait été planifiée de A à Z pour un vibrant hommage à Stuart. Ciaràn avait d'ailleurs une magnifique photos d'eux, bras dessus-dessous , prise au refuge. Il adorait cette photo et l'avait faite développer avant de la mettre sous verre et de la poser là où il la verrai régulièrement pour ne pas oublier. Ne jamais oublier. Ciaràn avait passé des heures, des journées entière à tout organiser pour qu'il n'oublie jamais son défunt ami. Il fut d'ailleurs surpris d'apercevoir Eden, debout à côtés de ses parents, la mine triste. Son père avait d'ailleurs enfilé son costume de cérémonie lui aussi. Ciaràn était soulagé de la savoir plus ou moins en forme. Elle lui manquait toujours. Il aurait sans doute du prendre de ses nouvelles ces derniers jours, mais il n'avait pas osé. Pas après être parti en laissant un immense point d'interrogation sur leur histoire.

La cérémonie terminée, Ciaràn restait seul devant la pierre tombale de son ami. Il réfléchissait à ce qu'il lui avait dit avant de mourir dans ses bras. Stuart le connaissait mieux que personne et ce dernier lui avait avoué avoir grillé sa couverture. Il lui avait ensuite dit combien il était fait pour Eden. Mais là dessus, Ciaràn avait eu des doutes, encore plus lorsqu'il avait ajouté de ne pas laisser partir la jeune femme. Aujourd'hui tout était clair. Stuart savait combien Ciaràn aimait Eden. Et il avait raison. Silencieux lorsque la jeune femme apparu dans son dos, Ciaràn gardait les yeux rivés sur la pierre tombale avant de sentir la main de la jeune femme sur son dos. Son coeur manquait un battement. Il l'avait vu effondrée. Elle avait pleuré tout le long de la cérémonie. Elle aussi avait besoin de soutien. Ciaràn hésitait un instant, laissant partir la jeune femme sans un mot, avant de finalement tourner les talons. "Eden, attends" Lâchait-il avant de la rejoindre en courant derrière elle pour arriver à sa hauteur. "Je suis content que tu ailles bien ..." Lui dit il en la regardant dans les yeux. Il savait que ce n'était pas cela qu'il aurait du dire. "Eden ... Je ... Oh et puis merde..." Lançait il avant de prendre le visage de la jeune femme entre ses mains avant de l'embrasser longuement. Un cimetière n'était sans doute pas le meilleur endroit, mais il suivait les conseils de Stuart. Il suivait ses envies et non sa tête ... Il l'aimait, alors il comptait bien se battre pour qu'elle lui pardonne. Ce serait son nouvel objectif. Reconquérir Eden et la ramener chez lui, chez eux. " Rentre avec moi, Eden... J'ai besoin de toi... "
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:52

Revoir Ciaràn après trois jours sans nouvelles de lui, sans le voir et après l’épisode catastrophique de l’hôpital, me faisait me rendre compte que je l’aimais toujours même s’il y avait de fortes chances pour qu’il ne veuille plus entendre parler de moi. Entourés de mes parents pendant tout l’enterrement, je ne quittais pas le jeune homme du regard, pleurant certainement plus encore que d’habitude. J’étais une petite nature d’après ma mère, une vraie sentimentale d’après mon père. Ce qui faisait que je pleurais assez facilement quelle que soit la situation. Je pleurais aussi bien devant un film triste que lors d’une émotion trop forte ou bien dans ce genre de moment. En même temps, nous enterrions quelqu’un que j’avais appris à apprécier en vivant avec lui dans l’appartement que j’avais loué pour Ciaràn. Même s’il n’était pas toujours présent, Stuart était rapidement devenu un ami et savoir que je ne le reverrais jamais me faisait terriblement mal. Au moment de partir, je me rendis compte que le jeune homme ne bougeait pas de devant la tombe de son ami. M’excusant auprès de mes parents, leur disant de m’attendre dans la voiture, je rejoignis Ciaràn, gardant le silence quelques instants avant de poser ma main dans le dos du jeune homme, lui glissant quelques mots sur la cérémonie qui venait d’avoir lieu. Je n’attendais pas spécialement de réponse alors je décidais de rejoindre mes parents. Mais je fus néanmoins étonné d’entendre le jeune homme m’appeler alors je me stoppais en me retournant, le voyant venir en courant vers moi. J’eus un petit sourire quand il ajouta qu’il était content que j’aille bien. Si seulement il savait que j’allais tout sauf bien. Il me manquait terriblement et j’avais du mal à me faire à l’idée que je ne savais pas ce qu’il en était de ma relation avec le jeune homme. Je redressais la tête quand il prononça mon prénom avant d’être complètement sous le choc quand il attrapa mon visage pour poser ses lèvres sur les miennes. Je restais une seconde interdite avant de finalement lui rendre son baiser en glissant mon bras valide autour de ses épaules. Le cimetière n’était pas un endroit approprié pour ce genre de démonstration mais nous n’étions que tous les deux. Et j’en avais eu tellement envie dès l’instant où j’avais aperçus Ciaràn. Je rouvris les yeux quand le baiser prit fin et je ne pris même pas le temps de la réflexion quand le jeune homme me demanda de venir avec lui. « D’accord. » Parce que moi aussi j’avais besoin de lui, plus que ce que j’aurais pu imaginer. Je sortis mon téléphone de ma poche pour prévenir mes parents que je ne rentrerais pas avec eux finalement avant de reposer mes lèvres sur celles du jeune homme. L’embrasser m’avait tellement manqué et c’était tellement inespéré que je voulais être sûr que je n’avais pas rêvé.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:52

Ce baiser, Ciaran en avait rêvé. Il l'attendait depuis des lustres. Ses lèvres, son parfum, son sourire, sa façon de froisser son nez lorsqu'elle souriait. Tout chez elle lui avait manqué. Il caressait doucement ses cheveux avant de la serrer dans ses bras. Il espérait qu'elle accepte de rentrer avec lui. Il en avait besoin se ressourcer dans ses bras. Il ne demandait pas parler. Ni à faire l'amour. Juste s'allonger contre elle et oublier sa peine. Il esquissait un léger sourire en caressant sa joue lorsqu'elle acceptait de le suivre. Sa main dans la sienne il embrassait sa tempe en marchant avec elle pendant un moment silencieux. "Tu sais ... Je pensais te laisser vivre ta vie. Ne plus intervenir dans ta vie. Mais avant de mourir, Stuart l'a traité d'imbécile. Il était mortifié de savoir que j'étais partis en laissant notre histoire en suspend. Il m'a dit de te contacter et de t'embrasser aussi fort que je le pouvais si je n'avais pas les mots suffisants. J'ai suivi ce conseil. Il avait raison. Je t'aime et Ca je ne peux pas aller à l'encontre. " dit il en la regardant en marchant. Ils avaient finalement rejoins leur maison dans laquelle Ciaran avait longuement travaillé. "J'ai envie que tu reviennes Éden. Je suis perdu sans toi... La maison est trop vide pour moi seul... Je te demande pardon pour mes secrets. J'ai vraiment cru bien faire en te protégeant. J'ai déjà commencé les travaux... Je comprendrais que tu ne veuilles plus vivre avec moi. Mais on peut faire chambre à part si tu le souhaites. J'imagine que vivre chez tes parents te déplaît ... C'est notre maison. Tu as ta partie. Tu as le droit de vivre ici. Je promets de respecter tes heures de douches et d'aller après toi. Et puis j'ai mis une sécurité à la douche. Histoire que l'eau ne soit pas trop froide ni trop chaude. Donc je n'ai aucune excuse pour aller avec toi. " lâchait il en souriant doucement. Ciaran ouvrait finalement la porte laissant la jeune femme découvrir les aménagements qu'il avait fait dans la maison de leurs rêves. Il souriait en la suivant dans la maison. Elle ne disait rien. C'était bon signe ?! Il avait néanmoins imprimé une photos d'eux, qu'ils avaient pris dans le lit après leurs ébats torrides. Une photos qu il adorait. Elle les représentait bien. "Tu as relève à tes parents notre histoire ?!" Demandais il. À vrai dire ils devaient se douter au vu de l'état dans lequel il était quand elle avait pris sa balle. "Ton père doit être content que tu fréquentes un flic. Non ?!"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:52

Il allait falloir que l’on discute Ciaràn et moi, que l’on mette les choses à plat pour repartir du bon pied. Mais une chose était certaine, je ne comptais pas reproduire la même erreur qu’à l’hôpital. Vivre trois jours sans la présence du jeune homme, sans sa voix et ses rires m’avaient comprendre que je ne pouvais pas vivre sans lui. Alors les premiers jours seraient forcément un peu difficiles mais j’étais persuadé que nous allions rapidement reprendre nos marques. Parce que je ne pouvais tout simplement pas vivre sans lui. Tout en marchant, je souris légèrement en sentant sa main se glisser dans la mienne avant que ses lèvres ne viennent se poser sur ma tempe. Je l’écoutais alors me parler, me racontant ce que Stuart lui avait dit avant de mourir. Ce dernier avait toujours eu des conseils forts utiles et j’étais contente que Ciaràn les ait suivis. Je portais mon regard sur le jeune homme, un léger sourire aux lèvres. « Tu as bien fait de suivre son conseil. Moi aussi je t’aime et je m’en veux tellement pour la façon dont j’ai réagis à l’hôpital alors que tout ce que tu as fait, c’était pour me protéger. » On arriva assez rapidement à notre maison et je fus étonnée par ce qu’il ajouta sur le pas de la porte. Il avait raison, je n’aimais pas spécialement vivre chez mes parents. J’aimais avoir mon indépendance et ces derniers avaient toujours tendance à me traiter comme une adolescente quand je vivais chez eux. Je ne pus m’empêcher de rire légèrement quand il me parla de la douche, me souvenant parfaitement de la première fois où je m’étais douché chez le jeune homme. S’en était presque dommage qu’il ait mis une sécurité, j’aurais bien joué du thermostat personnellement. Il finit par ouvrir la porte, me permettant d’entrer dans la maison et de voir tous les travaux qu’il avait pu faire pendant le temps qu’il avait passé ici. J’étais scotché, la maison qui avait besoin de travaux devenait petit à petit un petit nid douillet. Je fis quelques pas dans le salon avant d’apercevoir un cadre photo. Me saisissant de ce dernier, je ne pus que sourire en voyant la photo à l’intérieur. J’avais toujours eu envie de mettre des photos de moi et d’Ethan dans notre loft mais ce dernier refusait toujours. Alors que Ciaràn ait eu cette petite attention me touchait beaucoup plus que ce que j’avais pensé. Reposant avec précaution le cadre, je me tournais vers le jeune homme quand il me parla de mes parents et surtout de mon père. « Tu n’imagines pas à quel point. C’est lui qui m’a aidé à me rendre compte que je n’avais été qu’une idiote en ne te faisant plus confiance. Clairement, il t’adore maintenant. Ma mère c’est douté qu’il y avait quelque chose quand on est arrivé avec mes meubles. Ta réaction à l’hôpital n’a fait que le confirmer. Mais je lui en ai parlé pour la première fois il y a trois jours, lorsque je te cherchais après avoir appris pour Stuart. » Je refis quelques pas en direction du jeune homme pour attraper sa main avant de la porter à mes lèvres pour déposer un baiser dessus. « Je suis désolé, j’aurais dû être avec toi pour te soutenir. Dès que j’ai appris, j’ai signé une décharge pour sortir de l’hôpital et j’ai foncé ici. Mais tu n’étais pas là et je ne connais pas l’adresse de ton appartement alors je suis allé me réfugier chez mes parents. Et je leur ais à peu près tout raconter… J’ai juste passé sous silence tes exploits quand il s’agit de me faire monter au septième ciel. » Tout en riant légèrement, je me glissais entre les bras du jeune homme. Il m’avait réellement beaucoup manqué et je me rendais compte à quel point j’étais devenu accroc. Au moins, j’avais pu compter sur mon père pour m’ouvrir les yeux et me faire me rendre compte à quel point j’avais agi comme une imbécile. Il m’avait expliqué en détail en quoi consistait une infiltration, me faisant comprendre que Ciaràn n’avait jamais eu le droit de me parler de sa véritable identité. Je redressais la tête en souriant. « Tu me fais voir un peu le reste des travaux que tu as pu faire? » J’étais réellement curieuse de voir tout ce que le jeune homme avait pu entreprendre pendant que nous étions séparés.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:52

Ramener Eden à la maison avait quelque chose de symbolique. Elle revenait là où ils avaient établis chacun de leurs projets communs. Là où ils s'étaient promis de s'aimer chaque jour un peu plus. Leur petit nid douillet, leur refuge à eux. Pendant leur séparation, Ciaràn s'était donné à fond dans cette maison. Il avait fait de ces quelques murs, une véritable maison. Il lui avait donné une âme. Désormais ce n'était pas qu'une maison, c'était un vrai foyer. Ciaràn avait suivi chaque gout de la jeune femme. Ils avaient longuement débattu concernant les couleurs de leur living, il souhaitait des tons chauds tandis que la jeune femme voulait des tons plus doux, plus cosy. Finalement, il avait suivi ses gouts, et de toute évidence, il avait bien fait. Finalement le résultat était parfait. La cuisine avait quand à elle une touche de couleur verte, parce que c'était sa pièce puisqu'il cuisinait beaucoup plus que la jeune femme. Leur chambre, était colorée dans les tons prune et taupe, de nouveau selon les gouts de la jolie brune. La douche à l'italienne avait été montée par le jeune homme lui même. Il ne restait que quelques travaux à faire, mais la maison était parfaitement habitable.
Devant la jeune femme, Ciaràn caressait doucement son ses bras le regard plongé dans le sien "Arrête ... Tu n'as pas à t'en vouloir. Ta réaction était légitime et puis c'est à moi de m'excuser d'être parti de cette façon, sans te laisser placer quoi que ce soit. Enfin, c'est du passé d'accord ?! On oublie et on recommence. Je peux t'offrir quelque chose à boire ou à manger ?!" Demandait il en partant à la cuisine, sortant deux verres pour servir un thé bien glacé, fait maison. Ciaràn apportait le verre à la jeune femme avant de s'asseoir sur le bras du fauteuil, en souriant doucement face à la jeune femme. Alors ses parents savaient. Ce qui expliquait sans doute le sourire que ses parents lui avaient adressés. Ciaràn était heureux d'apprendre que le père d'Eden l'avait défendu en lui expliquant réellement la mission qu'il avait mené au refuge. Il devrait penser à le remercier et lui apporter une bonne bouteille de vin. "Il doit-être ravi de savoir que sa fille sort avec un flic. C'était ce qu'il souhaitait." lâchait il en souriant doucement. Ciaran grimaçait doucement "Je suis désolé... J'ai délaissé mon portable... A vrai dire, j'étais enfermé dans le mutisme... Je n'avais envie de parler à personne ni même de voir personne. J'aurai du garder mon portable... Prendre des nouvelles de toi. Je suis désolé de t'avoir délaissé..." Dit il en l'attirant à lui pour l'embrasser tendrement. Ciaràn caressait doucement sa hanche avant de rire devant les mots de la jeune femme. Heureusement qu'elle avait gardé secret leurs exploits sexuels. Mais il était touché du compliment. D'ailleurs c'est parce qu'elle était blessée, sinon il aurait bien réitéré. Le jeune homme souriait doucement, avant de se redresser. Il l'emmenait dans leur chambre, laissant la jeune femme découvrir les lieux. "Jette un coup d'oeil à la salle de bain" Lâchait il un sourire en coin. Il était certain que bientôt, leur douche serait baptisée. Ciaràn se rapprochait finalement d'elle et l'enlacait, placé derrière elle. "Tu ne m'as pas répondu... Je veux dire, tu ne m'as rien dis, quand je t'ai proposé de rester ici... Si tu n'es pas prête à ça, à me pardonner ou vivre avec moi, je peux le comprendre tu sais... Mais je voulais que tu saches que si jamais, tu es la bienvenue..." Dit-il en esquissait un léger sourire. "Tu m'as manqué" Dit il en embrassant doucement son cou. Dommage qu'elle soit blessée ...
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:52

Les travaux que Ciaràn avait entrepris donnaient une âme à cette maison. Elle était bien plus agréable que lorsque nous l’avions visité tous les deux et je me voyais déjà vivre ici, avec le jeune homme. Tous nos projets avaient commencé avec cette maison alors la voir pratiquement terminée, c’était quelque chose de touchant bien qu’un peu triste. Parce que je n’avais pas pu aider le jeune homme comme j’aurais normalement dû le faire. Et je m’en voulais car c’était ma faute, si je n’avais pas réagi comme je l’avais fait à l’hôpital, nous aurions pu bricoler tous les deux comme cela était initialement prévu. Mais c’était passé et il fallait éviter de ressasser les erreurs du passé. Je devais seulement apprendre à ne pas recommencer, à voir la finalité des choses plutôt que mon orgueil blessé. J’étais néanmoins contente de voir tout le travail accompli par Ciaràn. Le salon était confortable et agréable, cosy comme je l’aimais. Je me voyais déjà passer mes week-ends couchés dans le canapé, à regarder la télé, en pyjama. Le jeune homme avait déjà pu le constater, je me mettais sur pause le week-end sauf quand il s’agissait de sortir. Mais j’aimais bien me laisser vivre de temps en temps, surtout avec mon planning chargé. Néanmoins, j’étais d’accord avec le jeune homme, cette histoire à l’hôpital était passée. « Oui, c’est du passé. Je prendrais bien un verre, j’ai soif. » Je n’avais rien bu alors je commençais à avoir la bouche sèche. Il me servit alors un grand verre de thé glacé et je ne pus retenir un soupir en le portant à mes lèvres. Non seulement cela faisait du bien mais en plus, il était très bon. Très certainement fait maison comme beaucoup de chose avec Ciaràn. Je ne pus retenir un petit rire quand le jeune homme rebondit sur ce qu’avait fait mon père. « Ravi, je ne dirais pas cela. Enfin, si, il est ravi mais c’est plus que ça encore. On dirait presque qu’il est fier. » Et ce n’était pas peut dire. J’avais dû empêcher mon père de prévenir toute la famille quand il l’avait appris. Après tout, à ce moment-là, rien n’était certain concernant la suite de mon histoire avec le jeune homme mais je me doutais qu’à l’heure actuelle, tout le monde était au courant. Je me rapprochais doucement de Ciaràn en le voyant grimacer légèrement avant de poser ma main sur son épaule. « Tu n’as pas à t’en vouloir, je peux parfaitement comprendre. » Je le laissais m’attirer à lui avant de lui rendre son baiser, tout sourire. Il était bon de retrouver ma relation avec le jeune homme, il m’avait tellement manqué. Il finit par m’entrainer dans notre chambre et je découvris une pièce très agréable, aux délicieuses couleurs chaudes. Je jetais également un œil à la salle de bain comme il me l’avait demandé, souriant en voyant une douche à l’italienne comme je rêvais depuis toujours d’avoir. Retournant dans la chambre, Ciaràn se glissa derrière moi pour me serrer contre lui avant de reprendre la parole. Il était vrai que je n’avais pas répondu au jeune homme concernant le fait que je reste ou non ici mais pour moi, les choses étaient très claires, juste que j’avais voulu garder le suspens encore un peu. Je fermais les yeux en souriant quand les lèvres du jeune homme se glissèrent dans mon cou. « Toi aussi tu m’as manqué, terriblement même. » Je me retournais dans les bras de Ciaràn, glissant mon bras autour de son cou et glissant ma tête contre son épaule. Si seulement je n’avais jamais été blessé, tout aurait peut-être été plus simple. « Et pour répondre à ta question… Bien sûr que je reste ici, avec toi. C’était notre projet, n’est-ce pas? » Et je comptais bien mener ce projet à terme, vivre ici aussi longtemps que possible avec le jeune homme à mes côtés. Peut-être que nous allions trop vite mais je m’en fichais. J’aimais Ciaràn, c’était désormais une certitude et je me fichais bien de griller les étapes. Je ne voulais plus prendre mon temps, je voulais vivre tout simplement. Me défaisant de l’étreinte du jeune homme, j’allais jusque au lit sur lequel je m’allongeais après avoir enlevé mes chaussures. J’avais eu envie de tester le matelas, juste pour vérifier s’il était comme je l’aimais. Et il était parfait. « Je sens que je vais adorer dormir ici. » Je redressais légèrement la tête avant de tendre la main vers le jeune homme. « Tu viens me rejoindre? » Aucune invitation déplacée dans ma demande. De toute façon, avec mon bras en écharpe, ce serait trop risqué. Je voulais juste profiter de la présence de Ciaràn à mes côtés, regarder le plafond sans rien faire d’autre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:53

Sa jolie brune blottie dans ses bras, Ciaran fermait les yeux pour humer son parfum. Dieu que ce parfum fruité lui avait manqué. Mais il fut contraint de laisser la jeune femme partir et s'allonger dans leur lit, sous son regard amusé. Elle testait le matelas. Il la connaissait parfaitement, c'est pourquoi il avait investi dans un matelas à mémoire de forme haut de gamme. "Assez moelleux pour Madame ?!" Lâchait il en s'allongeant par dessus la jeune femme pour l'embrasser longuement. Il ne se lassait pas de ces baisers. Ciaran était ravi de savoir qu'elle restait. Elle allait pouvoir donner vie à ce logement et apporter sa touche de féminité. Allongé dans le lit, Ciaran serrait Éden dans ses bras. Il réussi même à s'endormir tant la présence de sa compagne lui avait manqué. Et le moins qu'on puisse dire c'est qu'il manquait cruellement de sommeil ces derniers jours.


Cela faisait officiellement un mois qu'Eden avait emménagé avec Ciaran après leur séparation qui n'était d'ailleurs plus qu'un lointain souvenir. Les derniers travaux avaient été effectués offrant à Ciaran et Éden la fierté d'un logement parfait. Elle avait par ailleurs apporté son grain de sel en décoration et à vrai dire, leur maison leur plaisait encore plus qu'avant. Ils s'y sentaient tellement bien que même Éden quittait enfin le boulot à l'heure pour rentrer et comme chaque jour enfilait son pyjama avant de rejoindre Ciaran dans le sofa pour une soirée câlins comme ils en avaient l'habitude.

Désormais rétablie, Éden avait retrouvé l'usage de son bras. La première chose qu elle fit une fois son attelle retirée fut de prendre une douche crapuleuse avec Ciaran. Depuis le temps qu'ils en avaient rêvé ... le couple était plus unis que jamais. Leur dispute était bien loin derrière eux et leurs projets prenaient doucement vie. Les parents d'Eden n'étaient d'ailleurs jamais loin à ce sujet, lançant régulièrement le sujet d'un possible mariage, et appuyaient surtout sur leur hâte de devenir grands-parents. Biensur Ciaran n'avait pas loupé le sourire rêveur d'Eden lorsque des parents avaient abordé le sujet du mariage. Évidemment qu'il comptait bien l'épouser. Mais pour le moment il préférait lui faire croire qu il était formellement contre l'institution du mariage, prétextant que cela coûtait cher, le divorce encore plus et qu'il n'avait pas besoin de porter une alliance pour prouver son amour. Éden y avait rapidement cru, et Ciaran avait été peiné de voir sa déception marquer son visage bien qu'elle tentait de le cacher. Attrapant ses affaires, ciaran avait opté pour des vêtements classes pour son premier véritable dîner chez des beaux-parents. Il rejoignit alors la jolie brune avant de l'attraper par derrière et de l'embrasser dans la nuque, fredonnant un air "On s'en fou on y va pas. On a qu'à se cacher sous les draps. On commandera des pizzas toi , la télé et moi. On appelle, on s'excuse, on improvise, on trouve quelque chose, on a qu'à dire à tes amis qu'on les aime pas et puis tant pis " fredonnait il. Biensur il plaisantait. Éden n'était pas dupe. Elle avait bien compris les intentions sexy de son compagnon "hop hop hop. Ou tu vas toi. C'est toi qui m'a réveillé en pleine nuit pour un câlin hein." Lâchait il en faisant référence au réveil nocturne qu' Éden lui avait préparé cette nuit. La jeune femme prenant la fuite dans la maison en riant, Ciaran l'attrapait en quelques enjambées lui aussi en riant "tu crois vraiment pouvoir me fuir ?!" Lâchait il en la soulevant sur son épaule. Elle était tellement légère que ce n'était pas un problème d'autant qu'il avait repris le sport, redessinant ses muscles qu'il avait perdu depuis quelques temps. Le jeune homme partant sous la douche, il allumait l'eau sur la jeune femme encore en pyjama avant de la reposer.

"Maintenant que tu es trempée je peux te déshabiller si tu le souhaites " lançait il en riant avant de la coller contre le mur non sans laisser ses mains se balader sur son corps en lui tirant un gémissement. Ses lèvres glissaient dans son cou tandis que sa main droite passait dessous son boxer féminin. Il m'a débarrassait bien vite de es vêtements trempés avant de s'agenouiller pour glisser quelques baisers entre ses cuisses avant de laisser sa langue retrouver la partie la plus érogène de la jeune femme qu'il avait déjà découvert cette nuit. Il se jouait longuement d'elle sous quelques longs gémissements de plaisir avant de se redresser et de la soulever pour lui faire sauvagement l'amour contre le mur de leur salle de bain.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:53

Je n’avais pas spécialement envie de quitter les bras de Ciaràn mais le lit me faisait de l’œil et surtout son matelas. J’avais tendance à être assez compliqué niveau literie et je voulais tester. Je me séparais donc du jeune homme avant d’aller m’allonger sur ce dernier, un grand sourire aux lèvres. Ciaràn me demanda alors si le matelas était assez moelleux pour moi tout en se couchant sur moi pour m’embrasser. « Il est parfait. » Et ce n’était pas peur dire. Couché dans les bras du jeune homme, je finis par m’endormir assez rapidement d’ailleurs, suivant l’exemple de mon compagnon qui s’était endormi avant moi. Mais il devant manquer de bien plus de sommeil que moi.

Voilà déjà un mois que notre couple tenait et notre maison était devenue un véritable petit nid. Les travaux étaient terminés et la demeure était réellement devenue très agréable à vivre. Si bien que j’en venais à partir à l’heure du tribunal pour rentrer me mettre en pyjama et passer la soirée dans les bras de Ciaràn. J’aimais de plus en plus vivre à ses côtés, à en juger par les multiples photos qui trônaient sur les meubles du salon. Dès que l’une d’entre elles me plaisait, je m’empressais de l’imprimer pour la glisser dans un cadre et la poser là où elle serait parfaitement mise en valeur. Et il y a quelques jours, j’avais enfin eu l’autorisation de quitter mon attelle que je portais depuis l’accident au tribunal. De plus, je n’avais plus de points de suture et la cicatrice ne se verrait bientôt pratiquement plus. En rentrant, je m’étais empressé d’aller baptiser la douche avec Ciaràn. Et aujourd’hui, nous avions rendez-vous pour le repas familial, comme une fois par mois. J’allais enfin pouvoir présenter Ciaràn au reste de la famille, à savoir ma sœur et mes trois frères. Mais j’étais encore en pyjama et pas spécialement en avance. Alors quand mon compagnon s’approcha de moi par derrière, je compris assez rapidement ce qu’il voulait. « Ciaràn, on n’a pas le temps, on va être en retard. » Je m’écartais donc de lui, bien décidé à aller prendre une douche mais c’était sans compter sur le jeune homme. Je ne pus m’empêcher de rire quand il fit la remarque sur cette nuit alors que je prenais gentiment la fuite. Il eut vite fait de me rattraper et de me mettre sur son épaule, direction la douche. « Ciaràn, repose moi, je suis encore en pyjama. » Mais il l’entendait d’une toute autre oreille. Riant, j’eus un petit sursaut quand je sentis l’eau de la douche glisser sur moi alors que j’étais encore en pyjama. Il était vraiment intenable celui-là. Il me reposa alors au sol.

Je me retrouvais assez facilement contre le mur de la salle de bain, ne pouvant retenir un gémissement quand le jeune homme laissa ses mains glisser sur moi. Rapidement, mon bas de pyjama ne fut plus qu’un lointain souvenir alors que le jeune homme se mettait à genoux devant moi, glissant sa tête entre mes cuisses. Ne cachant plus mes cris, je glissais une de mes mains dans ses cheveux, appuyant légèrement sur sa tête pour éviter qu’il n’arrête en si bon chemin. Je finis par me retrouver dans ses bras, les jambes accrochées à ses hanches pendant qu’il me faisait l’amour sauvagement, comme à son habitude.


Je pus enfin prendre ma douche avant d’aller m’habiller. J’avais hâte d’aller voir mes parents même si je me doutais qu’ils allaient encore me parler mariage et bébé. Si la question du bébé pouvait se poser, ce n’était plus le cas de celle du mariage. J’en avais discuté avec Ciaràn et il était absolument contre. Un crève-cœur pour moi qui rêvait de me marier. Mais ce n’était pas non plus essentiel alors j’avais accepté le choix de mon compagnon. Une fois prête, je grimpais dans la voiture, guidant mon chauffeur dans les rues de Toronto. « On est en retard… Va falloir expliquer ça à ma famille maintenant. » Et je me demandais bien quelle excuse Ciaràn allait bien pouvoir trouver pour expliquer nos trente minutes de retard. D’ailleurs, à peine arrivés, ma mère se précipita vers nous en me questionnant sur notre retard, peu habituel. « Vois avec Ciaràn maman, je suis sûr qu’il t’expliquera. » Je rentrais dans la maison pour saluer le reste de la famille. Mon père vint m’embrasser alors que j’attendais mon compagnon pour lui présenter mes frères et ma sœur, même si je me doutais que mes parents avaient déjà dû parler du jeune homme et montrer des photos.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:54

Ciaran a passé un moment parfait sous la douche comme à chaque fois. Mais à cause de leurs ébats torrides, les voila à nouveau en retard. Habituellement, le couple de fiche bien d'être en retard. Sauf que la c'est bien différent. Il ne s'agit pas d'aller faire une course ou d'aller chez des amis. C'est bien plus important pour le coup. La Réunion de famille des Hill. Ciaran ne connaît encore personne si ce n'est les parents d'Eden. C'était donc le moment des présentations. Avec du retard, il faisait tout de suite mauvais genre. Dans la voiture le jeune homme essayait tant bien que mal de gagner du temps pour rattraper leur retard Mais c'était vain. Ils avaient tout de même trente minutes de retard. Ciaran ajustait alors sa cravate avant de rejoindre Éden devant la porte d'entrée. Accueillis par la mère d'Eden, Ciaran grimaçait en l'entendant. Elle avait remarqué leur retard et Éden ne l'aidait pas beaucoup. Le jeune homme adressait un sourire d'excuse à la dame avant de la saluer. "Disons que j'ai eu un problème de vêtement " lâchait il en souriant doucement. Il rejoignit alors Éden dans le salon ou tout le monde se tenait debout et se saluaient les uns après les autres. Le jeune homme n'osait pas trop se présenter et préférait laisser Éden faire les présentations.

Rapidement, Ciaran passait de bras en bras, un peu secoué par la famille d'Eden visiblement ravie de le rencontrer. Cousin, cousine, oncle, tantes, ... Ciaran était bien mal à l'aise devant tout ce monde. Et dire qu il s'attendait à un petit repas tôt simple. Il se retrouvait seul entouré d'une bonne trentaine de personnes. Ciaran se sentait de trop. Il se sentait soudainement agresse par trop de questions en même temps. Ciaran n'avait plus de famille. Il n'avait plus personne Alors ce changement était de trop. Laissant Éden au milieu de ses proches elle aussi questionnée de tous, Ciaran partit prendre l'air dans le jardin. Appuyé contre la balustrade, Ciaran appréciait l'air froid frapper son visage. Il reprenait sa respiration qu il avait trop longtemps retenu. Le jeune homme ne s'était pas attendu à être questionné à ce point. Il ne s'attendait pas à voir autant de monde. Il n'était pas prêt. Il se sentait étouffer dans cette maison.

Rapidement la jeune femme semblait avoir remarqué son absence et rejoignit son compagnon dehors. Ciaran se tournait vers elle, l'air désolé. "Il fallait que je prenne l'air ..." murmurait il, nostalgique. Ciaran ne le montrait pas. Mais il souffrait énormément de l'absence de famille. Il n'avait plus que Jazz et Jay. Sa sœur et son frère à qui il ne parlait plus. Il n'avait plus que Jazz dans sa vie. Et sa mère lui manquait beaucoup chaque jour en fait. Éden n'était pas vraiment au courant du passé de ciaran. Il n'en avait jamais parlé. Elle savait juste qu il n'avait plus de famille Mais elle ne savait pas beaucoup plus. Le jeune homme n'avait jamais réussi à dévoiler cette partie de lui. Il glissait Alors son bras sur les épaules de la jeune femme et embrassait doucement ses tempes. "Je suis désolée chérie... J'ai un peu de mal avec tout ce monde. Je n'ai plus l'habitude d'avoir de famille..."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com

Admin

avatar


Messages : 245
Date d'inscription : 19/01/2017

MessageSujet: Re: the lying game (Eden) Dim 25 Juin - 21:54

Nous étions en retard et je savais que ma mère allait nous faire une remarque sur le pourquoi du comment. Alors Ciaràn avait intérêt à trouver une excuse valable parce qu’il ne devait pas compter sur moi pour l’aider. Après tout, c’était à cause de lui que nous étions en retard. Une fois garée devant la maison familiale, ma mère se dirigea rapidement vers nous pour me demander les causes de notre retard et je refourguais la patate chaude à mon petit ami. Je ne pus retenir un petit rire quand j’entendis son excuse. Je tombais cependant des nues en me rendant compte que ce n’était pas une petite réunion de famille que mes parents avaient prévu mais bel et bien une grande. Car les oncles, tantes et leurs familles respectives étaient présents. Nous étions une trentaine du coup et je ne savais pas comment le jeune homme allait bien pouvoir réagir. Je saluais tout le monde, contente quand même de les voir quand Ciaràn entra dans la pièce. Il fut littéralement englouti par ma famille et je ne pus retenir un léger sourire d’excuse au jeune homme. On lui posait tout un tas de question et je me doutais qu’il devait être un peu mal à l’aise. Je savais que le jeune homme n’avait pas beaucoup de famille et la mienne était plutôt envahissante et démonstrative, tout pour mettre mal à l’aise. Cela faisait bien une dizaine de minute que je répondais aux questions de mes proches sur moi, ma rupture avec Ethan qui semblait ravir tout le monde et sur ma relation avec Ciaràn qui semblait également ravir toute la famille Hill. Je finis par me rendre compte que le jeune homme avait disparu et je pus compter sur mon petit frère pour me faire signe qu’il se trouvait sur la terrasse. M’excusant auprès des miens, je partis donc rejoindre le jeune homme, assez inquiète, je devais le reconnaître. Il m’expliqua qu’il avait besoin de prendre l’air, me confortant dans l’idée qu’il n’était pas spécialement à l’aise avec tous les membres de ma famille. Ils étaient bruyants, collants et terriblement curieux. M’installant à côté de lui, je sentis son bras se glisser autour de mes épaules avant que ses lèvres ne viennent se poser sur ma tempe. Il me confirma alors mon idée, tout ce monde le mettait mal à l’aise. Je ne connaissais que peu le passé de Ciaràn mais je me doutais que cela devait avoir un rapport avec sa famille. « Je suis désolé moi aussi. J’ignorais que mes parents avaient réussi à ramener tout le monde. D’ordinaire, on est moins nombreux… Certainement que l’envie de te rencontrer a été trop forte. » J’eus un petit sourire à son égard avant de glisser ma tête sur son épaule, me serrant un peu plus contre le jeune homme. Je ne savais pas quoi faire pour qu’il se sente à l’aise et j’étais assez démuni devant la détresse du jeune homme. Ce qui ne me plaisait guère, je devais l’avouer. J’aurais tellement aimé pouvoir le détendre et faire que ce repas se passe autrement. « Allez, dis-toi qu’après, tu auras droit à une surprise. » Parce que oui, devant sa petite tête, j’avais décidé de lui faire une surprise. Mais je ne lui en dirais pas plus, hors de question. Mon père arriva sur ses entre-faits pour nous prévenir que nous allions passer à table avant de s’éclipser. Je me tournais alors vers le jeune homme, un petit sourire aux lèvres avant de l’embrasser légèrement, pour lui donner du courage avant de retourner à l’intérieur.

Le repas fut relativement calme mais je sentais que Ciaràn n’était pas très à l’aise. D’autant que le repas trainait un peu en longueur. Ce dernier ne devait durer que deux heures mais à seize heures, nous étions toujours à table, occupé à manger le dessert certes. Je me penchais vers Ciaràn pour lui murmurer à l’oreille. « On va y aller, d’accord. » Je me levais donc, prenant rapidement congé de ma famille avant de sortir avec Ciaràn. Je le laissais conduire mais je lui dictais une nouvelle direction, qui n’avait rien à voir avec le retour à la maison. Je le conduisais chez une amie de longue date pour une surprise. On arriva rapidement chez elle et je souris au jeune homme. « Je t’avais bien promis une surprise. » Je sonnais à la porte et c’est l’époux de mon amie qui nous ouvrit. Il ne semblait pas étonner de me voir car j’avais prévenu la jeune femme que je passerais pour la surprise plus tôt que prévu. Je m’absentais, laissant Ciaràn dans le salon avec l’autre homme pendant que j’allais chercher ma surprise. Il y a deux mois, mon amie avait eu des chiots husky et j’avais complètement craqué pour l’un d’entre eux si bien que j’avais voulu en faire la surprise à Ciaràn. Mais je ne devais le prendre qu’après avoir tâté le terrain auprès de mon petit ami sauf qu’en voyant sa tête pendant le repas de famille, j’avais revu mon plan. Attrapant le chiot dans mes bras, je retournais dans le salon, auprès de Ciaràn. « Coucou Ciaràn, je suis le nouvel habitant de la maison. » Le chiot n’avait pas encore de nom car je voulais en discuter avec le jeune homme et je voulais que ce soit lui qui décide de comment on allait l’appeler. En tout cas, le chiot semblait déjà l’aimer car il n’arrêtait pas de lui lécher le visage. J’espérais quand même ne pas avoir fait de bêtise en prenant le chiot sans lui en avoir parlé au préalable.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://forum-test-soko.forumactif.com



Contenu sponsorisé


MessageSujet: Re: the lying game (Eden)

Revenir en haut Aller en bas
the lying game (Eden)
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut
Page 1 sur 1
Sujets similaires
-
» Tournois Eden The Game
» Eden
» Campagne Eden - Un suivi officiel par les créateurs du jeu
» Eden
» EDEN, le retour ?

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum test Soko :: Votre 1ère catégorie :: Sauvetage All we Do-
Sauter vers: